Un fil calcaire sous la Loire : marcher le vignoble, sentir la pierre
Un matin de printemps, la brume se lève à peine sur les coteaux de Montlouis. Sous mes pieds, la roche donne de la voix : une rugosité crayeuse qui sourd à travers le tapis d’herbes et de vignes, une lumière pâle qui affleure jusque dans la chair des raisins. L’itinéraire du calcaire en Val de Loire épouse les méandres du fleuve, du Giennois jusqu’à la côte Atlantique, dessinant des paysages où la vigne prend racine dans des sols vivants, « respirant » au gré des saisons. À travers ce carnet, je vous invite à comprendre ce fil invisible et puissant, pour mieux lire les vins qu’il façonne – et les marier à la table ligérienne.